Uneu leçon de mon èscol leur lirail, qui neu dureu guèr. Tèsteu n'èyint dureu neu fol ; éscoutint ! car c'est la dèrnièr
page 20Olivier Mathieu, dit Robert Pioche Le pauvre cœur Féerie littéraire en l’honneur du personnage fitzgeraldien de Minnie Bibble Illustrations photographiques d’auteurs variés Une leçon de mon escolle Leur liray, qui ne dure guere. Teste n’ayent dure ne folle ; Escoutent ! car c’est la derniere. (François Villon, Testament, CLV). Editions des Petits Bonheurs Nantes, 2 0 0 8 * Voici une histoire brève, imaginaire, que j’ai écrite en 2003. Les images de ce livre, sans rapport avec mon texte, sont les œuvres de différents photographes qui ont désiré illustrer leur façon de représenter la «Minnie Bibble » de Fitzgerald. Francis Scott Fitzgerald est né en 1896. Après avoir étudié à Princeton, il se rend en Europe où il fréquente le grand Ezra Pound, et Dos Passos. Il souffre de dépression, souvent de pauvreté ; sa femme, Zelda, sombre dans la folie ; son « ami » Hemingway le trahit ignominieusement. Et le doux Fitzgerald, l’un des rares romantiques américains, meurt en 1940. Il a 46 ans. Errol Flynn est né en 1909, en Tasmanie. Il fut marin, pêcheur de perles, boxeur, acteur cinématographique (entre 1935 et 1942 surtout), etc. ; il fut aussi accusé d’être un « espion nazi ». Il alla très vite vers son déclin. Ses derniers films, « Le Soleil se lèvera encore » (1957) et « Les racines du ciel » (1958)., sont presque autobiographiques. Il meurt en 1959. Il a 50 ans. * Pourtant ne veult pas Dieu ma mort… Combien qu’en pechié soye mort… (Villon, Testament, XIV). Deux estions et n’avions qu’ung cuer ; … Comme les images, par cuer. (Villon, Lay). Bien est verté que j’ay aimé Et ameroie voulentiers ; Mais triste cuer, ventre affamé Qui n’est rassasié au tiers M’oste des amoureux sentiers. Car la dance vient de la pance. (Villon, Testament, XXVI) Les vers n’y trouveront grant gresse, Trop luy a fait fain dure guerre. Or luy soit delivré grant erre : De terre vint, en terre tourne ; Toute chose, se par trop n’erre, Voulentiers en son lieu retourne. (Villon, Testament, LXXXVI) De voz filles si vous feist approuchier Archetriclin, qui bien sceustes cest art. (Villon, Ballade et oroison). Item, m’amour, ma chiere Rose, Ne luy laisse ne cuer ne foye ; Elle ameroit mieulx autre chose, Combien qu’elle ait assez monnoye. (Villon, Testament, XC) Et qui plus est, quant dueil sur moy s’embat… Si ne pers pas la graine que je sume En vostre champ, quand le fruit me ressemble. (Villon, Ballade pour Robert d’Estouteville). Rigueur le transmit en exil Et luy frappa au cul la pelle, Non obstant qu’il dit : « J’en appelle » ! (Villon, Rondeau). *